10 janvier 2008
SERGE BRUSSOLO
Je vous propose de découvrir une nouvelle rubrique consacrée non plus à un livre mais à un auteur dont j'apprécie tout particulièrement les ouvrages que vous pouvez découvrir bien évidemment, et emprunter à la bibliothèque municipale d'Etaples.
Et pour commencer: SERGE BRUSSOLO
J'aime beaucoup cet auteur qui réussit parfaitement à mélanger les genres, passant du polar au fantastique sans la moindre hésitation et la moindre fausse note, capable de nous offrir des romans aux scénarii plus étourdissants les uns que les autres.
"Né à Paris en 1951, Serge Brussolo connaît une enfance tourmentée. Puis il fait des études de lettres et de psychologie. Il écrit très tôt ses premiers textes, mais ses débuts sont laborieux. Ecrivant dans d'obscures chambres de bonnes, il trouve son inspiration dans sa propre misère et son environnement familial perturbé. La noirceur de ses premiers récits vont alors donner le ton à son style pour toujours.
Au début, les éditeurs ne lui accordent que mépris, en raison de son style - qui, bien que proche du fantastique ou de la science-fiction - n'entre dans aucun genre établi. Mais il s'accroche, persévère, car il ne peut pas envisager l'avenir sans l'écriture.
Il entre dans le monde de l'édition par la petite porte, celle des fanzines de l'époque. Son premier texte publié sera "L'Evadé" paru en 1972 dans "l'aube enclavée". |
Plus tard, il abandonne la science-fiction pour se consacrer à d’autres formes narratives, notamment le thriller et le roman historique. Dans son premier thriller, "Le nuisible", on trouve tous les ingrédients de ses futurs romans à suspense. Pour maintenir sa liberté de création, il travaille avec plusieurs éditeurs qu'il met en concurrence, grâce aux succès de ses ventes.
Doué d’une imagination prolifique, auteur populaire tout en étant hors normes, Brussolo s’impose également par son sens de la dérision.
Durant l'année 2000, il est nommé Directeur littéraire aux éditions du masque. Sa production pour adultes se ralentit, il décide de se consacrer essentiellement à l'écriture de livres pour la jeunesse.
La sortie de la série "Peggy Sue et les fantômes" marque un nouveau tournant dans sa carrière. Progressivement, il semble retrouver le goût de la S.-F. mais en version jeunesse. (Extrait du site "Le monde Brussolo")
J'ai particulièrement aimé les romans suivants:
"Ceux qui dorment en ces murs"
Ils vivaient en bordure de l'Amazone. Ils détestaient les missionnaires, ils réprouvaient la morale des Blancs.
Ils avaient leurs propres coutumes. Il n'y avait pas de police chez eux, mais un comptable surnommé le diable au chapeau blanc dont la fonction consistait moins à punir qu'à remettre les compteurs à zéro.
Ils avaient le droit de voler, de tuer, à condition de se soumettre à l'appréciation de ce juge qui les notait, comme un maître d'école. Une bonne action compensait un crime. On avait le droit d'assassiner ses voisins à condition de sauver un bébé d'un incendie; il fallait que les notes s'équilibrent...
Si c'était le cas, vous pouviez aller librement, sans avoir à redouter la moindre sanction. Dans le cas contraire, il vous restait peu de temps à vivre. Très peu de temps...
Quand on vit à proximité de la jungle, il n'y a pas d'âge pour avoir peur de l'obscurité.
Modèle nu, Jeanne doit poser pour un sculpteur dont l’atelier est installé au coeur de la maison Van Karkersh. Un hôtel particulier au passé trouble, dont le propriétaire fut jadis retrouvé coupé en morceaux dans la cage des fauves, au jardin zoologique voisin.
Là, tout n’est qu’angoisse, malédictions, obscurité.
La bâtisse semble abriter mille crimes impunis, et tout autant de secrets.
Chaque fois qu’elle commet l’erreur de s’y endormir, Jeanne est visitée par des rêves dangereux qui font d’elle une stigmatisée dont le corps se couvre de blessures inexplicables.
Est-elle folle, ou victime d’un jeu dont les règles lui échappent ?
Qui complote contre elle, les locataires ou... les fantômes?
Une plongée terrifiante dans le monde de l’occultisme et des sectes satanistes.
Dans le labyrinthe des banquises fracassées, un cargo se fraye un chemin, au risque de finir broyé par les montagnes de glace flottantes. À son bord, deux jeunes femmes à la recherche d'un avion qui s'est écrasé aux abords du Pôle. Très vite, la mission de secours semble compromise par d'étranges événements.
L'équipage, composé d'Esquimaux superstitieux, affirme qu'un être fabuleux sorti du blizzard harcèle le navire. Un climat de cauchemar s'installe tandis que les matelots disparaissent un a un.
La nuit, quelqu'un erre au long des coursives, en quête d'une nouvelle proie... Tandis que les glaces resserrent leur étreinte sur la coque qui menace d'éclater, la paranoïa s'empare des survivants.
Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, Julien, exilé depuis cinq ans au fond d'un pensionnat, apprend que son grand-père est mort dans d'étranges circonstances, lui laissant pour tout héritage les miettes de la propriété familiale, là-bas, en Normandie.
Au sein d'une nature âpre, sur un domaine réduit à un champ miné par les Allemands et à une maison de maître qu'une bombe anglaise non désamorcée rend inhabitable, I'enfant doit réapprendre à vivre avec Claire, sa mère, dont il n'a reçu que de rares lettres lorsqu'il était interne. Très vite, le jeune garçon prend conscience qu'un mystère ronge le passé de sa famille. Qui hante les bois aux alentours de la maison ?
A qui appartient ce regard que l'enfant sent en permanence posé sur sa nuque ? Véritable thriller paysan, La Moisson d'hiver nous plonge dans un monde d'intrigues où la jalousie obsessionnelle pousse chacun aux pires extrémités et où les secrets de famille prennent la dimension d'une énigme policière.
"La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"
Un asile d'aliénés sous-marin. Une peuplade qui s'est donné pour dieu un distributeur de chewing-gum. Des morts qui flottent au-dessus du sol et partent à la dérive au long des boulevards. Des cadavres momifiés vendus à prix d'or dans les hauts lieux de la mode... Il faut s'attendre à tout quand on est flic au sixième bataillon scaphandrier du métro englouti !
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